Jazz magic

Samedi 18 Mars à 20h45 Durée : 1h Tarif B : 16 € / 13 € / Abo : 12 € / Duo : 25 € Dès 10 ans Salle L’Escapade / Beynes

Magie improvisée, vertige visuel et musical

Au creux d’une petite arène où le public est installé, un magicien et un musicien jouent chacun de l’improvisation pour se renvoyer la balle avec humour et malice. Au plus près des deux compères, les spectateurs découvrent et participent à cette surprenante conversation entre tours de close up et piano virtuose. Au rythme de leurs pratiques pleines de concordances, les cartes apparaissent et disparaissent, offrant au public une joute verbale tant visuelle que sonore.

Le magicien improvise en piochant dans son répertoire en fonction des interactions avec le public. Tandis que le musicien construit à partir de thèmes et standards du Jazz toute une architecture d’improvisation. Le duo part ainsi d’une couleur, d’une image et invente une suite d’accords particulière.


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Compagnie Blizzard concept
Magicien : Antoine Terrieux
Pianiste : Marek Kastelnik
Regard extérieur : Julien Mandier. Regards complices : Valentine Losseau et Arthur Chavaudret. Construction : Franck Breuil, Jérémie Chevalier. Ingénieur : Sam Youde. Production / diffusion Baron production. Production / administration : Alice Savatier. Crédit photo : Pierre Puech.
Création 2022

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Jazz Magic ou l’improvisation en magie
Depuis quelques années, une nouvelle pratique de la magie de proximité apparait. On l’appelle Jazz Magic.
Peu pratiquée, la notion est assez floue et trouve peu de place dans le milieu professionnel. On trouve quelques descriptions dans certains ouvrages de magie. Elles consistent à dire qu’il s’agit d’une forme d’improvisation qui n’est pas complètement sous le contrôle du magicien : celui-ci improvise en effet en piochant dans son répertoire en fonction des interactions développées avec le public (logique de ‘proposition vs imposition’).
On observe a priori une approche similaire avec la musique Jazz.
En effet, en Jazz, il y a classiquement des thèmes, des standards, etc. qui fournissent aux musiciens une architecture d’improvisation. La remarque vaut autant pour l’improvisation tonale que modale et s’étend même sans doute au champ de l’Histoire de l’improvisation. Si l’improvisation est un axiome de la proposition en travail, l’esthétique d’improvisation dans laquelle pourrait s’inscrire le spectacle n’est en revanche pas arrêtée pour le moment. Faut-il d’ailleurs se limiter à la seule esthétique Jazz ? La question est lancée.
On peut ainsi imaginer la même chose avec des cartes : un thème et/ou un tour ornementés de variations, d’incidents qui nous amènent ailleurs et ainsi de suite.
Comme en musique, une improvisation peut être parfois plus touchante qu’un morceau ou un tour prémédité. Dans certains concerts de jazz, le public manifeste son intérêt, son approbation (ou pas) par des applaudissements du solo, ou sifflements quand c’est tendu, etc. C’est pour ainsi dire une musique participative avant l’heure, une musique où les spectateurs ne sont pas seulement spectateurs. Ils participent. Ils renvoient une certaine énergie aux musiciens...
Sur ce plan, on observe également une similarité avec le Jazz Magie puisque le magicien a lui aussi besoin de ce support émotionnel qu’est le public pour pratiquer son art.

La compagnie Blizzard Concept

Notre langage est le cirque, que nous souhaitons contemporain et populaire. La manipulation d’objet, la magie nouvelle et le clown sont ainsi les enjeux artistiques prépondérants de nos recherches.
Un cirque que nous essayons de rendre singulier, décalé car éloigné des logiques habituelles, convenues. Nous sommes à la recherche de l’émotion, du drôle, du poétique et nous souhaitons le partager avec le spectateur.
Le Blizzard Concept s’est construit autour d’une certaine vision de la performance, souvent décalée des modes conventionnels, et qui remet en question les pensées établies. L’envie, et la motivation commune de la compagnie reste avant tout de vivre et partager des aventures humaines enrichissantes.
En 2012, à la suite de l’école des arts du cirques du Lido, Julien (clown, manipulateur d’objets) et Antoine (magicien, manipulateur d’objets) créent le Blizzard Concept. Ce projet voit le jour avec leur première création Opéra pour sèche-cheveux, dont un extrait a déjà été joué plus de 400 fois dans le monde entier, et qui aboutit à un spectacle long (décembre 2014) qui a déjà été interprété plus de 200 fois.
Depuis 2012 la compagnie s’est associée à la plasticienne Camille Vacher afin de travailler à des projets liant magie nouvelle, arts plastiques et cirque. Forte du succès du premier projet d’installations magiques, l’exposition En Plein Vol, la compagnie a réfléchi à de nouveaux projets d’interventions plastiques.